Ce que la réglementation impose en France
Le tatouage et le perçage sont encadrés par le décret du 19 février 2008 relatif aux conditions d'hygiène et de salubrité, et par l'arrêté du 12 décembre 2008 sur la formation. Trois obligations structurent l'activité :
- La déclaration d'activité auprès de l'Agence régionale de santé, avant de commencer à exercer, et à chaque changement de local.
- La formation aux règles d'hygiène et de salubrité, dispensée par un organisme habilité, obligatoire pour toute personne qui pratique — tatoueur, perceur, y compris en guest.
- L'information du client : avant l'acte, par écrit, sur les risques, les précautions et les soins ; et le recueil de son consentement.
S'y ajoute, depuis janvier 2022, le règlement européen REACH sur les encres de tatouage, qui restreint plusieurs milliers de substances et impose aux fabricants un étiquetage précis — numéro de lot, composition, durée d'utilisation après ouverture. Cet étiquetage est la base de votre traçabilité : c'est lui que vous devez pouvoir relier à chaque séance.
La traçabilité, concrètement
Pour chaque acte, vous devez pouvoir retrouver quel produit a été utilisé sur quel client, à quelle date. Dans un studio qui tient ça sur un cahier, l'information existe — mais la retrouver pour une séance de l'an dernier prend une heure, et il manque toujours une ligne.
KIPIK enregistre à chaque rendez-vous :
- Le lot d'encre, le fabricant et la date d'ouverture du flacon
- Les aiguilles et cartouches à usage unique, par référence
- Le client, la zone, la date et le tatoueur ou perceur qui a pratiqué
- Pour le perçage : le bijou posé et son matériau
Ces données sont saisies une fois, au moment de la séance, depuis le téléphone. Le registre se constitue seul. Lors d'un contrôle, il s'exporte en PDF sur la période demandée.
L'hygiène affichée côté client
Les clients qui cherchent un tatoueur ou un perceur sur KIPIK voient le protocole d'hygiène sur chaque profil vérifié : matériel à usage unique, stérilisation, désinfection entre deux clients. Ce n'est pas un argument marketing rédigé par vous : le badge « vérifié » n'est activé qu'après contrôle de l'attestation de formation, du SIRET et de l'assurance responsabilité civile professionnelle. C'est ce qui distingue un profil vérifié d'une fiche simplement référencée.
Les cas qui piègent
Le guest spot
Vous tatouez dans un autre studio pendant une semaine. Les encres utilisées sont les vôtres ou celles du studio hôte ? Le registre doit le dire. Sur KIPIK, un guest spot est un événement dans votre agenda : les séances qui s'y rattachent enregistrent le lot exactement comme au studio.
La convention
Même logique sur un stand. Le stand est réservé et payé via l'application, l'agenda est bloqué sur les dates, et chaque séance sur place alimente le même registre que les autres. Comment KIPIK gère les conventions.
Le flacon entamé
Une encre a une durée d'utilisation après ouverture, indiquée par le fabricant. La date d'ouverture enregistrée dans KIPIK permet de savoir, séance après séance, quel flacon arrive en fin de vie.
Cette page décrit le cadre réglementaire général en France. Elle ne remplace pas la consultation des textes ni celle de votre ARS, et n'a pas valeur de conseil juridique.
Questions fréquentes
La formation hygiène est-elle valable à vie ?
L'attestation n'a pas de date d'expiration fixée par les textes, mais l'ARS peut demander à la consulter à tout moment. KIPIK la conserve sur votre profil professionnel.
Un perceur a-t-il les mêmes obligations qu'un tatoueur ?
Oui : déclaration d'activité, formation hygiène et salubrité, information du client. La traçabilité porte sur le bijou et son matériau plutôt que sur l'encre. L'espace perceur.
Puis-je exporter le registre pour mon comptable ou mon assureur ?
Oui, en PDF, sur la période de votre choix, depuis l'application.
